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Accueil du site > Productions scientifiques > Séminaires à PHENIX > 2011 > Séminaire 22.11.2011 - 14:00

Séminaire 22.11.2011 - 14:00

par Guillaume Mériguet - 21 novembre 2011

Rachel Pflieger (ICSM) présentera le mardi 22 novembre 2011 à 14 h un séminaire intitulé :

Ultrasons et sonochimie : sonoluminescence, synthèse de nanoparticules, dissolution assistée

au Batiment F, 7e étage, pièce 754.

Résumé

Les ultrasons (17kHz-10MHz) sont utilisés en physique (nettoyage, dispersion, dissolution) comme en chimie (accélération de réactions mais aussi synthèses originales) ou en médecine (outil de diagnostique et thérapeutique). À basse et haute fréquence (<2MHz) leur propagation dans un liquide induit de la cavitation acoustique : formation, croissance et implosion violente de bulles. Lors de l’implosion, des conditions extrêmes sont atteintes au sein des bulles ( 5000K) et la couche de liquide entourant ces dernières est surchauffée ( 600K) créant des conditions quasi hydrothermales dans un réacteur à température ambiante. Par ailleurs, des radicaux sont créés lors de l’implosion des bulles : les molécules du solvant (l’eau en général) présentes dans les bulles sont dissociées homolytiquement pour former H et HO. Ces radicaux peuvent se recombiner sous forme de H2 et H2O2 ou, dans le cas de HO, diffuser hors des bulles dans la solution. Ces radicaux HO ainsi que H2O2, produits par ultrasons, peuvent alors oxyder diverses molécules. Le Laboratoire de Sonochimie dans les Fluides Complexes de l’ICSM, Marcoule, développe trois axes principaux de recherche liée aux ultrasons. L’étude de la sonoluminescence, émission de lumière (de l’UV au proche IR) par les bulles de cavitation lors de leur implosion, permet de sonder les conditions à l’intérieur des bulles et les mécanismes des réactions sonochimiques ; par ailleurs, des synthèses douces (« vertes ») de nanomatériaux (par exemple, nanoparticules de métaux nobles pour la catalyse) bien définis sont développées ; enfin, de nouvelles méthodes de dissolution de matériaux réfractaires (par exemple, combustibles nucléaires du futur) sont testées.