Partenaires

Logo CNRS Logo UPMC


 
 
 

Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS

 
 
 



Accueil du site > Productions scientifiques > Séminaires à PHENIX > 2010 > Séminaire 13.12.2010 - 10:00

Séminaire 13.12.2010 - 10:00

par Guillaume Mériguet - 10 décembre 2010

Le présent séminaire traite de la synthèse du diamant en vue de son utilisation en électrochimie. Quelques résultats de recherches sur la réalisation de (bio-)capteurs seront discutés.

Ce séminaire se déroulera le lundi 13 décembre 2010 à 10 heures à la bibliothèque du laboratoire PECSA

Résumé

Antoine Lavoisier marque le début de l’épopée de la synthèse du diamant par la découverte en 1793 de sa composition, du carbone pur. Cependant, il a fallu attendre le milieu du XXe siècle pour qu’on arrive à le synthétiser. Il est aujourd’hui majoritairement utilisé en joaillerie pour sa brillance mais il possède également de nombreuses propriétés très intéressantes. Le diamant est le matériau naturel le plus dur qui existe - il constitue d’ailleurs une référence -, il est alors employé en industrie pour la réalisation d’outils de coupe.

Le diamant fait partie de la classe des semi-conducteurs à grand gap (5,4 eV), il possède un comportement métallique après un lourd dopage. Il peut alors être utilisé en tant qu’électrode dans le domaine de l’électrochimie. Son large domaine d’électro-activité en solution aqueuse (3,2 V) et les faibles courants de fond, font de lui un matériau de choix pour la réalisation de capteurs électrochimiques.

Il résiste également aux milieux hostiles (température, acides, bases, rayonnement, abrasion), et il ne se corrode pas contrairement à de nombreuses électrodes conventionnelles.

Du fait que ce soit un matériau carboné, il est alors fonctionnalisable de manière covalente, par différentes entités biologiques comme des oligonucléotides, des anticorps ou des enzymes. Des bio-puces et/ou des biocapteurs sont alors réalisables.